Archive de la catégorie ‘Communication’

« Va te faire enculer, sale fils de pute! »

Samedi 19 juin 2010

Merci L’Equipe! C’est en effet avec cette « Une » que le quotidien sportif revient sur les performances de l’équipe de France de football en Afrique du Sud.

Cette phrase dite par Anelka à son entraîneur à la mi-temps, alors que celui-ci lui demandait de changer son positionnement, risque de brouiller pour longtemps le peuple et ses idoles… A vrai dire, je n’ai pas regardé le match mais de toute façon, une équipe qui perd face à la Chine, n’est évidemment pas une bonne équipe…Non, ce qui m’amuse c’est que cette phrase, c’est évidemment ce que voulaient dire, depuis longtemps, les journalistes de L’Equipe aux joueurs et au sélectionneur…

Mais elle porte en elle bien plus que la simple anecdote footballistique. Il me semble que beaucoup vont se l’approprier pour régler leur compte à tous ceux qui les énervent. Florilège :

-Martine Aubry à Nicolas Sarkozy le 24 juin au sujet des retraites

-François Bayrou à Hervé Morin (ou l’inverse) lors du lancement des élections présidentielles de 2012

-La Société Générale à Jérôme Kerviel alors qu’elle vient d’annoncer des bénéfices.
-et les Lyonnais reconnaîtront la phrase Jean-Michel Aulas (président de l’OL) et Gérard Collomb (maire PS de Lyon) à Etienne Tête (élu Vert) au sujet du Grand Stade…

Cette insulte passe-partout, on devrait donc la retrouver bien en bouche un peu partout dans les jours qui viennent, et dans tous les types de situation…Un peu comme le « Casse toi pauv’ con » d’il y a quelques mois…

L’insulte comme moyen de sentir l’air du temps en quelque sorte…

Pour une bibliothèque sans livres

Jeudi 10 juin 2010

Pour le bibliothécaire que je suis, cela pourrait ressembler à une provocation ou à une ineptie de plus sur ce blog.

Pourtant, il me semble que le temps est venu, en France, que l’on prenne ce sujet à bras le corps et que voit le jour le projet d’un équipement de lecture publique, qui n’aurait plus de stocks de livres sur les rayonnages, et d’ailleurs plus de rayonnages du tout.

Mais qu’est-ce-qu’on pourrait bien mettre à la place? Des postes informatiques reliés à Internet et permettant la consultation des bouquets de bases de données, des signets de sites choisis par les bibliothécaires et le public, le téléchargement d’e-books, bref une documentation uniquement électronique et numérique…Cet équipement permettrait aussi des connections Wi-Fi, du téléchargement légal de musique et de films, proposerait des « liseuses » et diverses tablettes de lecture, des logiciels d’auto-formation, d’aide aux devoirs…

Adieu donc encyclopédies en papier pleines de poussière, livres défraïchis qui tronent encore, parfois, sur nos rayonnages…Cette bibliothèque serait aussi pionnière dans le partage des contenus qu’elle créerait avec ses usagers, dans l’ouverture au monde de ses entrepôts de données et offrirait une gamme élargie d’atelier d’apprentissage des technologies de l’information…

Et puisque l’enjeu d’une telle bibliothèque de lecture publique est aussi social, comment ne pas imaginer la création de communautés dédiées aux logiciels libres, aux arts de la performance, des visio-conférences et de réserver une place centrale aux pratiques artistiques amateurs…

« Le livre va disparaître, et alors? » titrait récemment l’auteur du blog A la Toison d’Or : anticipons et passons à la phase suivante, la vie sans livre écrit sur du papier…

Et pour terminer, une vidéo que j’AAADOOORRRE ou comment parodier Lady Gaga et vanter les mérites de la recherche experte d’information. Une véritable leçon de communication à méditer ici.

Ben m’emmerde…

Dimanche 11 avril 2010

Ben, c’est Benjamin Vautier, l’un des membres de ce courant artisitique nommé Fluxus. Mais Ben est bien plus que cela. Ben est votre ami car Ben est partout : sur vos agendas, en cartes postales, sur les tee-shirt et depuis un mois, omniprésent dans la ville de Lyon. Les affiches, les panneaux Decaux, le métro, tout y passe. La raison : l’exposition qui lui est consacrée au Musée d’Art Contemporain, Le Strip-Tease intégral de Ben...Tout un programme…

En fait de strip-tease, il s’agirait plutôt d’un joyeux foutoir, qui finit par ne plus faire rire du tout…au bout du troisième étage d’exposition. Pour en revenir à l’effeuillage façon Fluxus, une photographie du cul de Ben, exposée au 1er étage, résume bien le propos de l’auteur et son rapport au public…

Ben était pour moi, avant cette exposition, un clown triste ayant fait fortune avec deux ou trois slogans publicitaires percutants, écrits en blanc sur des fonds noirs. A l’arrivée, après avoir visionné ses performances, scruté ses sculptures et écouté ses propos, je dois réviser mon jugement :

Ben n’a finalement pas d’humour, n’est pas non plus un artiste contestant la notion d’Art et les institutions contrairement à ce que l’exposition veut absolument nous faire comprendre.

A l’opposé, on doit lui reconnaître un sens aigu du marketing. En somme, ce serait une espèce de concentré d’artiste contemporain…

12