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Archive pour octobre 2008

Vive l’Europe de la cuisine… Ou méfiez-vous du Petit Paumé…

Dimanche 19 octobre 2008

Une fois n’est pas coutume, je vais vous faire le récit de mon expérience culinaire de vendredi soir dernier.

Nous décidons d’aller manger dans un restaurant à tapas du côté du 1er arrondissement de Lyon. Le lieu est présenté comme une taverne basque dans le Petit Paumé, la bible lyonnaise des chercheurs de pépites gastronomiques et autres curiosités de fin de soirée.

Le local, d’abord: grande salle aux murs ornés de raquettes de pelote basque -qui ont l’air tout droit sorties du magasin de souvenirs locaux tant elles n’ont pas servi-, force têtes de toros -car dit l’annonce, ici on prolonge les fêtes de Bayonne-, des piments de toutes sortes et de toutes tailles, et quelques drapeaux basques…

Et comme si l’on avait encore un doute, un écran géant en plein milieu du mur du fonds où l’on vous passe en boucle un DVD consacré aux ferias de Bayonne et d’ailleurs…Là, j’ouvre une parenthèse : amoureux de la corida, je doute que la projection -imposée- des passes des toreros pendant le repas soit d’un bon goût…La  mise à mort pourrait en rébuter plus d’un et d’une. Je tente une explication : cela fonctionnerait comme la mise à mort symbolique du pauvre client venu chercher un peu de « basquitude » dans ce monde de gratons lyonnais…

Bon, on l’aura compris, le patron et son équipe veulent faire passer un message : ici, on est au pays basque, et tout ce que vous allez voir, manger etc… est certifié d’origine…

Et puis vint le moment du repas : de ma vie, je n’avais jamais mangé du pain et de la tomate de la sorte-vous savez la tomate frottée agrémentée d’huile d’olive sur une tranche de pain. On nous sert du pain frotté de coulis de tomates (?!!!). Puis j’ai pris des sardines à l’escabeche, qui suppose une marinade de quelques jours : malheureusement, les sardines étaient à l’huile avec une pointe de piment (d’Espelette ?). Et le tout à l’avenant..comme ce poulpe tout droit sorti de sa boite de conserve et ce pain qui m’avait plus l’air de ressembler à un mini-krisproll qu’à un pain ibérique…

Bref, au moment de partir, vint la question rituel du garçon : est-ce que cela vous a plu? Et là, mal en a pris à ma compagne de dire que ce n’était pas à la hauteur de nos espérances…Nous avons eu droit au rituel : « c’est bien la première fois que cela nous arrive ». Puis au : « Si les Espagnols me vendent de la merde, j’y peux rien », et on termine par : « Si vous n’êtes pas contents, vous pouvez aller vivre en Espagne ». Là, un puriste aurait pu dire que le pays basque n’est pas l’Espagne, mais bon, ce n’était pas l’heure ni le lieu d’entrer dans des considérations politiques…

Tout était en toc dans ce lieu, recommandé par le Petit Paumé. M’est venue alors une question saugrenue : les étudiants gavés de pizzas et burgers sont-ils à même de juger une cuisine qui se présente comme régionale?

Un jour de déprime absolue…

Les racines chrétiennes de l’Europe

Lundi 13 octobre 2008

Bonsoir

Actualité chargée ces temps-ci, n’est-ce pas?

Je fais un retour sur l’un des chapitres les plus dynamiques du livre d’Elie Barnavi, dont je vous ai parlé la semaine dernière.

Les racines chrétiennes de l’Europe : une évidence a priori même pour les plus athées d’entre nous…En cherchant cette identité culturelle, ciment de tout un continent, l’historien israélien est fatalement tombé sur le rôle de la Chrétienté. La grande qualité de cette analyse réside dans son équilibre : si l’Europe a des racines chrétiennes, elle a également été forgée par les « barbares » et par l’exercice de la raison.

Du coup, ce n’est plus seulement à une analyse historique que nous sommes conviés, mais bien à une espèce d’archéologie de l’Europe où l’on relève les différentes strates d’organisation de la société…

Intéressant, car cela permet une vision d’ensemble impartiale, et cela permet de travailler, de réfléchir sur les époques de transition. L’on dépasse alors les polémiques binaires qui fondent encore beaucoup de nos débats…Malheureusement.

Cette réflexion, Elie Barnavi la mène depuis plusieurs années, lui qui est le conseiller scientifique du musée de l’Europe. Et parce que la réflexion a quand même débouchée sur une mini-polémique, je vous invite à visiter le site du MoDem, pour prendre connaissance du dialogue Barnavi-Bayrou sur l’épineuse question -à l’époque- d’une inscription dans feu le Traité constitutionnel de la mention d’une origine chrétienne…

L'Europe frigide

A vous lire

Rions un peu…pour finir la semaine

Dimanche 12 octobre 2008

Ô vertige de la penderie béante…

 Mythique, tout simplement…

 

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