Nouveau départ

Ami(e)s européen(nes)

1 livre et quelques projets plus tard, je réapparaîs dans la blogosphère.

Et si nous avions commencé par les femmes, eh bien maintenant entrons dans le vif du sujet, puisque nous sommes là pour cela.

Foin de cette Europe qui gonfle, telle la grenouille de La Fontaine et qui finit par éclater…Haro sur les thuriféraires d’une Europe réduite à un marché économique…

Je vous le dis, il nous faut retrouver du sens dans la construction européenne. Et sans plus attendre, fixons-nous un objectif déraisonnable, qui n’est pas dans l’air du temps : une Europe politique.

Il est urgent de mener à bien la mise en place d’une politique économique et industrielle commune, pendant de la réalisation de la politique monétaire commune. Il convient également de réaliser non seulement une harmonisation des politiques fiscales, mais bien de définir une politique fiscale commune.

Sachons intégrer nos systèmes éducatifs en un système européen et donnons toute sa chance à une communauté du savoir européenne.

Dotons-nous d’une force d’intervention digne de ce nom qui, peu à peu, sortira des carcans idéologiques de l’OTAN, achevons la mise en place d’une politique étrangère européenne.

Sachons incarner cette politique dans un texte re-fondateur clair et accessible, mais aussi dans un homme ou une femme désigné(e) par le suffrage universel.

Surtout sachons ré-enchanter le monde avec une vision, un rêve à faire partager à nos concitoyen(ne)s. Sinon, nous crèverons de ce repli identitaire qui nous assaille depuis plus de 20 ans.

Enfin, de grâce, cessons de fonder les timides avancées de l’Europe politique sur la recherche de la paix entre les peuples européens! La Seconde Guerre mondiale est finie depuis longtemps!

Re-fondons l’Europe politique sur une éthique du respect de l’humain et de la nature!

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4 Réponses à “Nouveau départ”

  1. Battling's Friend dit :

    Un projet de constitution européenne qui tiendrait sur maximum un quatre page, permettrait aussi de rassembler les peuples sur l’Europe.

    On a vu combien la stratégie du détail (VGE) ne peut pas marcher … on ne réunira pas les européens en leur parlant des détails sur 500 pages mais de l’essentiels sur quatre.

    Parlons de ce qui nous rapproche, de ce qui structure notre vision de demain, de nos valeurs et de notre histoire.

    Cela est peu de chose en vérité, mais sans cela point de politique au coeur de l’Europe.

  2. jerometriaud dit :

    Un projet simple et court qui aurait édicté un objectif politique -sans faux semblants-, une méthode et un calendrier…

  3. GBO dit :

    Salut Jérôme,

    Lorsque l’on a la fibre européenne, on ne peut qu’être en accord avec tes propos.
    Continuer à approfondir les politiques européennes dans les principaux domaines que tu as cité me semble le principal – pour ne pas dire le seul – rempart face aux grandes crises internationales à l’exemple de celle que nous vivons actuellement et face aux défis géopolitiques et environnementaux à venir.
    Néanmoins, n’est-il pas un peu idéaliste de penser qu’on pourra se mettre d’accord avec les 26 autres partenaires ? Les sensibilités, les intérêts voire même les nationalismes des uns et des autres ne sont-ils pas des poisons pou tout projet d’ensemble ? A vouloir attendre que tout le monde soit d’accord, ne risque-t-on pas la paralysie durable de l’Europe ? Pour ne prendre que le seul exemple de l’Europe de la défense, crois-tu que les pays de l’ex-bloc de l’Est sont prêts à s’émanciper si tôt de la protection américaine via l’OTAN surtout après l’affaire géorgienne et peut-être bientôt ukrainienne ?
    Il me semble qu’on devrait être beaucoup plus pragmatique et essayer de sortir de la permanente volonté de rechercher le consensus. Pourquoi ne pas permettre à certains pays de constituer un groupe de tête qui pourra être rejoint par la suite par ceux qui le souhaitent ? Bref, reprendre la construction européenne à 6, 12 ou 15 et montrer à tous que çà peut marcher.

  4. jerometriaud dit :

    Oui, GBO, c’est une méthode possible, et souvent évoquée d’ailleurs. Un groupe de partenaires volontaires pour aller de l’avant au point de vue politique. Sauf qu’aujourd’hui, on ne voit pas l’esquisse d’un projet ou alors il est inaudible…
    Et sans projet politique, même la meilleure et la plus pragmatique des méthodes ne marchera pas…
    A-t-on entendu parler, face à cette crise financière, d’une quelconque réaction européenne concertée? je ne dis pas qu’elle n’existe pas, mais au moment de faire face, on nous ressort la vieille baudruche de l’union nationale! C’est un peu fort tout de même!

    Pour ce qui est de l’Europe de la défense, nous, Français, avons réussi l’exploit de l’hypothéquer à deux reprises : une première fois avec la CED en 1955 et une seconde fois en 2005…
    Sommes-nous prêts, vraiment, à faire partie d’un hypothétique groupe de pointe pour construire l’Europe politique?

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